« Un contrôle raté, une frappe à côté, huuuuum...laisse-moi deviner : toi t'es Bryan Bergougnoux ? »

Troisième et dernier volet de la saga Disney.

C'est pas le tout, mais si je suis ami avec François-Henri Picsou, c'est pas pour ouvrir une cellule psychologique pour joueurs en détresse. Il a quand même fallu qu'on teste tout Disney. Pour une fois qu'on pouvait casser le matériel, on a essayé de pas se priver. Il y avait un jeu où fallait frapper comme un bourrin dans un ballon pour gagner des points. C'est comme ça que Teddy Bertin a été repéré donc faut pas se manquer. Il a fallu désigner notre champion. J'ai laissé Guylak se démerder. Il a balayé les joueurs du regard et s'est arrêté sur Didot. Etienne a souri, il savait que Guy n'était pas si mauvais que ça. « Mbia, c'est pour toi. » Jolie la passe aveugle sans ballon de Guylak pour Bia, qui était à l'opposé de Didot quand même. Steph, il est persuadé d'avoir une grosse frappe. Un peu enveloppée, à la limite.

J'étais pas vraiment convaincu par ce choix de champion, jusqu'à ce qu'il arrive devant la machine, fasse deux passements de jambes, tente de piquer son ballon et s'écroule sur le sol en réclamant une faute. Là bizarrement, j'étais plus du tout convaincu. « Si vous voulez je peux peut-être servir à quelque chose ». Quand on lui a dit qu'il pouvait, Fabrice Catherine a enfilé ses gants, ses crampons et a demandé au coach des goals des conseils sur la façon d'aborder un tel événement. Moi, des gens qui s'impliquent à fond, ça me touche. Il a peut-être la force de frappe d'Arnaud Le Lan mais quand on fait appel à lui, il répond présent ce gardien. Cela dit, on a jamais pu savoir, on l'a jamais appelé.

En fait, Disney, c'est pas fait pour réconcilier Bourillon et Moreira avec le football, ni pour frapper dans un ballon qui, je suis sûr, n'a rien fait. Disney, c'est La Mecque de la sensation forte Médine Marne-la-Vallée. Du coup, on a testé le train fantôme. Pour évaluer le courage de tes joueurs, c'est l'idéal même si je pars du principe que si tu joues au Stade Rennais, t'es forcément courageux. Au moment de faire les équipes, on a eu un petit problème : on a tous voulu aller avec Cheyrou. Les wagons, ça avait beau être des breaks, y avait que de la place pour deux. Avec Bruno, au moins, t'étais sûr qu'on te foute la paix : entre fantômes, on se fait pas de crasses. Le train avait démarré depuis quelques secondes, d'un coup on a fait marche arrière. C'est Petter qui poussait le train dans l'autre sens, il avait oublié un truc à la caisse et voulait pas qu'on parte sans lui. Au final, comme Petter était au premier rang, il a fait flipper tous les méchants du tunnel. Du coup j'ai pas trop pu tester ma tactique avec Cheyrou. Oui, parce que c'est moi qui ai eu le dernier mot. Je reste le boss.

Pour finir, on est allé prendre le train de la mine. Ou plutôt : on est allé prendre une mine dans le train. C'est Etienne qui a un peu changé le concept. A la sortie, Guylak a pensé que c'était le bon moment pour lui demander quel club il voulait rejoindre. « Je pars à Toulouse loooolec'h ptdrann ! » Mouss Tâche, il a pas fallu lui dire deux fois, il a appelé Sadran. 20 minutes plus tard, le transfert était bouclé. Ca, pour déconner, il a déconné Etienne. Et jamais un lendemain de cuite ne lui aura été aussi difficile.