Avant de partir en vacances, c'est l'heure des récompenses. L'heure est aux honneurs, à la remise des hermines d'or.

Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie meilleure recrue :

Olivier Thomert, pour Le Ciel, les oiseaux et Thomert. Film d'hauteur sur une perche détendue qui après avoir remporté un concours, de circonstances, arrive au Stade Rennais. L'Olivier se révèlera au contact d'un monde qu'il ne connait pas et d'un sport qu'il ne maîtrise plus.

Daniel Moreira, pour La ligne blanche. Documentaire terrifiant sur la vie d'un homme, condamné au banc de touche car incapable de buter.

Mario Melchiot, pour Oranje mécanique. Après son recrutement, un entraîneur emploie Super Mario comme arrière droit dans des expériences destinées à juguler les offensives adverses. Peut heurter la sensibilité des plus jeunes milieux gauches.

Christophe Revault, pour La doublure. Comédie basée sur le mensonge suivant : un certain Pierre D. cherche à recruter un incertain Christophe Revault, encore attaché à ses poteaux toulousains. Ce dernier se décide finalement à rejoindre la Bretagne après qu'on lui ait fait croire qu'en disant "Allez Simon" et en donnant d'autres conseils aussi utiles, il pourrait changer l'avenir d'un club.

Bruno Cheyrou, pour Docteur Bruno et Mister Cheyrou. Le Dr Bruno est une chèvre confirmée. Un passage en équipe réserve le bouleverse. Il décide alors de devenir un joueur de foot et découvre qu'il n'est plus le même homme. Mister Cheyrou naît.

Julian Esteban, pour Goal - 1. Film dramatique jamais sorti dans les salles sur un joueur de foot jamais entré sur un terrain. Pénétrez dans l'intimité d'un homme et d'une infirmerie. Parce qu'on allait pas vous faire croire qu'avant la naissance d'un prodige et la consécration, il n'y avait pas une grosse période de lose.




Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie révélation de l'année :

Guillaume Borne, pour Borne to be or not to be. Au moyen-âge de la saison, le comte Landry Vinchau transmet à son supérieur, Pierre Dréossi, Roi de Rennes, la preuve des prouesses d'un de ses défenseurs en équipe réserve. Hésitant, le Roi se décide finalement à le titulariser : Guillaume Borne était devenu joueur de ligue 1.

Sylvain Marveaux, pour Marveaux, un portrait du 21ème siècle. En gros, c'est comme pour Zidane, sauf qu'en 1h30 t'as pas le match mais la carrière de Marveaux. Hé oui, à travers ce film, revivez la frustration d'un milieu gauche abonné au banc à cause d'Olivier Thomerrubio. Terrible injustice.

Romain Danzé, pour Danzé with me. A priori, Romain n'avait aucune chance. Il n'est pas rapide. Il n'est pas costaud. Il n'est pas maître dans les airs. Il écoute bien les consignes, c'est tout. Pourtant, son histoire est aussi incroyable que vraie. Lorsque qu'il signe un contrat pro, personne ne donne cher de son avenir. L'entraîneur d'alors n'y croit pas et les joueurs eux-mêmes restent sceptiques devant le niveau affiché par leur coéquipier. A force de sincérité, Romain parvient peu à peu à gagner l'estime de ses partenaires. Face aux préjugés, Danzé va s'offrir une place parmi les meilleurs. Une leçon de vie mais surtout un gros coup de bol parce que franchement personne ne le voyait là. Il est aujourd'hui avec moi, avec le(s) Pro(s).

Simon Pouplin, pour Rigolo malgré lui. Simon reçoit une proposition du club pour devenir numéro un. Une fois sur le terrain, il réalise qu’il a été invité uniquement pour faire rire le public. Sorties improbables, parades spectaculaires, coiffure changeante, équipement facheune : un chef d'oeuvre du genre. Une nomination qu'il doit également à sa prestation sublime dans la parodie du célèbre Spiderman. Accumulant toiles de rennais, Simon est entré dans le personnage comme personne auparavant. Le coup de coeur du Doc.

Jimmy Briand, pour L'âge de grâce. Film d'animation offensive. Après avoir promis de jouer en équipe de France, Jimmy Briand gambade sur les terrains de Ligue 1. Mais il doit affronter les méchants journalistes. Démarre alors un jeu d'acteur digne des plus grands. Après s'être visiblement caché les yeux sur ses premières frappes au but, Jimmy pose son index sur ses lèvres pour faire taire les journalistes avant de boucher ses oreilles pour ne plus entendre les sifflets du public : une imitation des trois singes qui restera dans les mémoires.




Sont nommés pour l'hermine d'or dans la catégorie meilleur entraîneur-manager :

Pierre Dréossi. Et pis c'est tout.

Les votes sont tous verts alors mûrissez votre réflexion et votez !