Le blog de Docteur Dréossi

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lundi 20 août 2007

Plus Breizh la vie : suite et fin

Réveillez-moi quand Wiltord aura signé

2 juillet. Aulas, son univers impitoyable. Wiltord, à peine il reprend l'entraînement qu'OL Police l'embarque au commissariat. Déjà qu'on galère pour le libérer de son année contrat, s'il faut le libérer de son année de zonzon, bonjour les complications. Finalement, sous la pression du lieutenant Cris, on a pu sauver Wilou. Mais à condition qu'il avoue tout dans l'affaire Fred. Parce que le Nino, ça fait quelques mois qu'il vit le feuilleton à fond. Je peux rien dire de plus, serment d'hypocrite cher au Docteur oblige. Juste qu'à l'OL, ils en font tout un pathé avec Francis Perrinho mais quand il jouera il aura qu'à pas faire de tête pour pas crever le ballon, c'est tout. Tourner dans un clip de Martin Solveig, c'est déjà plus grave que toutes ces histoires de passements de jambes. Mais il est hors de question que je m'attarde sur ces péripéties extra-sportives qui n'en valent vraiment pas la peine. Je me concentre sur ma mission : ramener Wiltord en Bretagne, si possible avant qu'il fasse un duo avec Christophe Willem II ou couche avec Bernard Lacombe.

3 juillet. Je déconne pour hier, t'as cru que j'allais causer football ou quoi. Je suis allé voir Pinault, pour savoir si Salma aimait bien Wiltord. Franchement, en v'là un argument qu'il est intéressant. Bon, on est pas tous du même avis au club on dirait. Faut que j'arrête mes conneries, Pinault l'a mal pris, et moi pleine gueule. Et il m'a menacé de me priver d'argent de poche, le flippe. Parce que l'argent de poche du big boss, c'est surtout l'argent de poche d'un baggy de Peter Crouch. Quand je pense qu'au début, on voulait faire venir Fiorèse. Mais tu m'étonnes que personne n'en veuille. Au moindre contact, il simule le bougre. Alors j'ai proposé Frei. Les stabilos dortmundais c'est pas tip top, mais Alex veut jouer en Allemagne. Du coup avec Big Boss on a envoyé un courrier signé Franz Wapinault.

14 juillet. Bon bah comme on a pas eu de réponse, je me suis auto-brainstormer pour trouver des idées plus pertinentes. François, pourquoi ne pas rebaptiser la tribune Super U au nom de Wiltord ?. Après tout, John est parti... Et ça risque de plaire à Wiltord cet hommage. Wapinault il a soupiré, on dirait que j'ai rien compris. C'est ça qu'est bien quand tu marches par paire : t'as deux fois plus de chances de dire moins de conneries au final. Alors Wapinault m'a expliqué : Pierrot, pour la Tribune Super U, tu n'as pas tout compris. Contrairement à ton Utaka, mon Wiltord tire dans le but, pas dans les tribunes, donc ta proposition ne rime à rien. Vu que c'est le cerveau, il crâne, logique anatomique de Docteur.

29 juillet. Landry Vinchau, c'est le roi de la promo. Il arrête pas : et pourquoi pas piocher dans notre réserve ?. Giresse et Coco, on l'appelle Speed, pas parce qu'il va vite, nan. Parce que s'il fait pas quinze dribbles, il croit que le ballon explose. Roulian Estebanne, c'est un homme blessé. Nguema, lol. Et puis par rapport à un joueur international français, un joueur CFA ça a moins de valeur. Logique économique.

14 août. Le feuilleton s'est transformé en un grand jeu d'échecs. A Lyon comme par chez nous, ça avance ses pions, bluffe, joue tactique. Jean-Mich' joue des coups vicieux. Alors je lui ai demandé, une fois pour toutes, si Wiltord venait. Hum, ni oui Nino. S'il croit que c'est le moment de blaguer. Aulas, tout le monde le critique mais je l'aime bien quand même, il est mimi. Minable et mythomane. En parlant d'échiquier, François a sorti le sien. En quelques jours, le temps d'écrire en toutes lettres les sommes, Big boss a mis fin à un feuilleton long de deux mois. Les chèques épatent. Les mots s'envolent mais les écrits restent. Surtout quand c'est sur un rectangle de papier.

C'est ainsi que Sylvain Wiltord est arrivé au Stade Rennais. Retour à la case départ pour ce joueur qui touchera plein de milliers d'euros et tout ça, sans passer par la case prison.

(en)FIN.

mercredi 8 août 2007

Plus Breizh la vie : épisode 1

Ils sont trois : Pierre Dréossi, Frédéric de Saint-Sernin et François Pinault (les bons). Leur mission : faire du Stade Rennais un grand club.
Il est tout seul : Jean-Michel Aulas (le truand). Sa mission : faire chier le monde.
Homme de la discorde : Sylvain Wiltord (le buteur). Footballeur né au Stade Rennais, il revêt la tunique Rouge et Noire durant six saisons avant de quitter le cocon breton. Dix ans plus tard, Sylvain Wiltord pourrait retourner au bercail.
Mais même lorsqu'il s'agit de Rennes désireuse de revoir son enfant chéri, le Roi de Lyon est sans scrupules.
Plus Breizh la vie, un feuilleton qui vous est présenté par la marque Padémass, parrainée par Daniel Moreira.

Il était une fois, bla bla. Quand soudain, c'est le drame. Le truc qui va me bousiller mon été, mais je ne le sais pas encore. En même temps, je ne suis pas con, si j'aurais su, j'aurais pas répondu. Je regardais un Fréquenstar de Diana Krall, pépère les doigts de pied en éventail, en sifflotant, la belle vie quoi. Quand soudain, téléphone : Galette saucisse je t'aime, j'en mangerais des kilos, dans toutes l'Ille-et-Villaine, avec du lait Ri... Allô ?. C'est François Pinault. Bonsoir Pierre. Réunion demain, jeudi 14 juin, à 15 heures dans mon bureau. Frédéric sera présent parmi nous. Pierre, réfléchissez à cette question pendant la nuit : comment faire du Stade Rennais un grand club ? Je compte sur vous. L'avenir du club est entre nos tempes. A mon arrivée, j'ai promis à Pinault que je ne promettrais rien, comme ça je savais que je n'allais jamais le décevoir. Si tu vises trop haut, le pigeon qui tombe, c'est toi en fait. Suffit de voir Christian Gour*¤%#. Alors quand on me demande la lune, mon cul ouais. Enfin, j'me comprends.

Jeudi 14 juin, 15h. Début de la réunion. Je suis venu en survêt', pour bien qu'on sache qui est qui, parce que c'est pas toujours très clair par chez nous. Mais moi, je suis coach je crois, à moins que...deux secondes...ouais c'est bon. Ouf, j'ai bien fait de mettre mon déguisement. Frédéric, Pierre, je vous ai demandé hier soir de réfléchir à la façon dont s'y prendre pour faire du Stade Rennais un grand club. Le fruit de votre réflexion nous permettra, nonobstant notre manque de temps, d'accroître l'attractivité de notre entreprise sans que cela ne soit dispendieux. Pour mener à bien notre projet, définissons d'abord les termes de "grand club". Perso, j'en aurais défini d'autres d'abord mais c'est lui qui gère. Un grand club, c'est un club qui a un bon entraîneur avec plein de faire-valoir autour de lui. François Pinault, il a failli recracher sa gorgée de Volvicomte en entendant ça : Impossible, vous dites n'importe quoi M. Dréossi, ressaisissez-vous. Parce que si c'était vrai, on aurait plus grand chose à faire pour devenir un grand club. Vous n'avez pas tort big boss, il faudrait peut-être un adjoint supplémentaire. Nan, de ce côté ça va encore, little coach. Ils ont ri. Comment il casse mal. C'est vrai quoi, je suis pas petit. Manquerait plus qu'ils disent que je suis pas un bon coach.

Saturnin, il fait toujours son intéressant. Ce ne sont que des paroles en l'air. En politique, j'ai appris que rien ne sert de parler, mieux vaut agir. Tu parles. Donc agissons sans plus attendre et arrêtons de parler pour rien dire !. Pinault il a dit que c'était bien et qu'on en parlerait plus tard. On dirait moi qui dis à Nguema de faire banquette à Noisy-le-Sec quand il me demande d'être titulaire contre Marseille. Big boss a un plan : Il faut faire un coup sur le marché. Il faut à tout prix recruter un joueur de classe mondiale pour qu'enfin, le Stade Rennais ait, comme les grands clubs, son grand joueur. Si en plus ça pouvait traîner et faire patienter les supporters, ce serait parfait. On aurait, comme les grands clubs, notre feuilleton de l'été. N'attendons plus, recrutons Wiltord ! C'est bizarre mais si tu rembobines la cassette sept ans en arrière, t'entends le big boss parler de Severino Lucas. Flippante la bande-annonce. Mais c'est loin d'être fait pour Nino. L'histoire ne fait que commencer et tout peut encore arriver, car tout va très vite dans le football. Sauf Cheyrou.