Roi de Rennes. Car il faut l'admettre, actuellement : le Stade Rennais, c'est moi. Et un peu Pinault aussi. Entraîneur, manager, je sais tout faire. Plus de Bölö, beaucoup de boulot, telle est ma devise.

En froid avec plusieurs joueurs, mon bon Laszlo a quitté son bon Pierre pour le Rocher. Après Maoulida et Sorlin, je peux comprendre qu'il ait eu envie de tenter l'aventure monégasque. Avec un peu de chance, t'es éjecté l'année suivante dans un bon club. Sur le coup, j'ai pas trop percuté. Mais j'ai dû m'y faire : il fallait trouver un nouvel entraîneur.

M'énervaient les journalistes à vouloir savoir qui c'était. En plus, des entraîneurs sur le marché, ça coache pas les rues. Finalement, j'ai jeté mon dévolu sur Reynaldo Denoueix. La crème de l'entraînage. C'est pas pour rien qu'à la rubrique "panthéon" du jeu Football Manager, il est classé 2ème derrière Philippe Bergeroo. Comme ce jeu avait l'air assez resemblant à la vérité de la vraie vie, je l'ai contacté. Mais il n'a fait qu'un passage éclair dans la capitale bretonne. L'autre, il m'a demandé des garanties sur les prochains transferts. Déjà que je n'avais pas de certitudes sur le bon pied de tous mes joueurs alors sur les prochaines recrues, autant laisser tomber. Sûrement le genre de joueur qui ajoute des entraîneurs dans ses parties pour faire les recrues qu'il souhaite. S'il croit que c'est facile. Les journalistes m'ont hurlé dessus, sous prétexte que c'était un excellent technicien que j'avais laissé filer.

Les conférences dépressive s'enchaînaient sans que je puisse leur balancer le nom du nouvel entraîneur. Jusqu'au jour au jour où excédé par les questions, je leur annonçai que j'avais un scoop : Jean-Claude Suwodo allait signer à Rennes. Ca allait faire plaisir à mon prof de yoga qui rêvait d'être à la Une de Ouest-France et ça occuperait un peu les journalistes. J'étais content de mon coup mais j'ai un peu douté quand j'ai vu leur réaction. Bien qu'étant amis proches, je ne savais pas qu'il avait marqué l'histoire du FC Nantes. Me suis senti tout con en repensant à toutes mes blagues que je lui ai adressées sur le club. Heureusement que c'était un prof de yoga, finon j'aurai été à l'hofto. Bon, en fait, y'a eu un malentendu, Jean-Claude à qui j'avais annoncé la bonne nouvelle m'a fait la gueule et sans yoga, je suis passé du côté obscur de la force "Rouge et Noir."

Quelques jours plus tard, Pinault est venu me voir pour me demander qui j'avais finalement choisi comme entraîneur. Dans l'impossibilité cette fois-ci de dire que c'était Cueff, j'ai balancé Réponse D, Obi-Wan Kenobi.. Complètement paniqué. Bon, finalement, j'ai repris ma respiration, mis en pratique la leçon 3 de mes cours de yoga et déclaré : C'est moi. J'avais plus le choix. Ma carrière d'entraîneur était relancée. A l'aveuglette, mais relancée quand même, on verra bien.

La réaction de François-Henri Pinault après lui avoir fait savoir que j'allais entraîner Rennes

Finalement, même involontaire, c'est peut-être la meilleure blague de ma vie. Si Laszlo voyait ça, il serait fier.