Le blog de Docteur Dréossi

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mardi 30 janvier 2007

Jacques power

Au début, j'étais un peu perplexe. Mais qui c'est celui-là ? Il croit qu'il va remplacer mon Cueff comme si de rien n'était ? J'te jure, ça s'appelle Frédéric Marie Joseph Bruno de Laparre de Saint-Sernin alors ça croit pouvoir occuper un poste par prénom et nom. Chez moi, Pierre c'est l'entraîneur et Dréossi le manager. Et Bruno Basta. J'ai un peu senti que ma place était menacée, un pitch est si vite arrivé... Direct, j'suis allé calmer la joie du nouveau. On s'fait un p'tit bateul à coup d'analyses tactiques. Je gagne, c'est byzance breakdown et l'entraînager que je suis n'a plus à craindre pour son poste. En tout cas, c'est ce qui était prévu.

Mais j'avais pas calculé que c'était un pote à Pinault. Bonjour Monsieur Pierre Dréossi. Monsieur François Pinault, un excellent camarade à qui je raconte tout et qui par ailleurs, est l'homme qui peut encore vous sauver d'une fin de saison moyenne grâce à ses millions d'euros, m'a confié la mission suivante : présider le Stade Rennais. Dit comme ça, j'avais plus trop envie de l'embêter. J'ai remplacé mes rimes rebelles par mes couplets consensuels. Une tactique sûre et efficace mais qui n'empêche pas de tenter des trucs. Alors j'lui ai demandé ce qu'on faisait de Manu, si y'avait pas moyen de le recaser quelque part, dans le kop par exemple qu'on rigole un peu. FMJBLSS (sympa le diminutif, c'est toujours mieux que le mien), il rigolait pas.

Ce qui s'opère, c'est un changement dans la continuité. Je tiens à rendre un hommage très fort à Emmanuel Cueff. Le club est sain et repose sur de bonnes bases économiques et sportives. Un club, c'est d'abord une famille avec des valeurs : l'humanisme, la solidarité, mais aussi une valeur d'exemple. Le Stade Rennais doit être proche des réalités locales. Ce qui m'intéresse à Rennes, c'est l'enracinement, l'identité forte de la région. J'espère faire du Stade Rennais un club qui ne ressemble pas aux autres, et défendre cette identité spécifique. Et de faire en sorte que Rennes bénéfice de plus de notoriété sur le plan national. S'il croit m'avoir avec ces paroles mielleuses. On dégage quelqu'un qui a fait du bon boulot, j'adore la logique politique. Mais bon, fallait la fermer. Les amis de mes amis qui ont plein de blé sont mes amis.

Pour bien se faire voir, Saint-Sernin m'a proposé de passer 24 heures avec Jacques Chirac. Parce que lui aussi c'est le pote à Frédéric. Manu avait un moins bon carnet d'adresses, les fêtes de fin d'année au Point y'a quelques mois c'était moins sexy. Déjà un bon point pour le nouveau, je note. Alors on est montés à l'Elysée. Trop la mission pour y entrer, y'a des gardes tactiquement bien en place, on aurait dit ma défense. Et puis l'a bien fallu que je croise Jacques. Pour me gausser j'lui ai passé une cassette de Jacky Sourget, notre speaker, en train de nommer les joueurs pour chauffer le public. Numéro 12, Romaiiiiiiiiiiin...là j'ai eu un doute, c'est pas Willy son prénom ? Enfin bref, le Président a fait semblant de connaître, c'est mignon.

Autour d'une bouteille de cidre, on a parlé de choses sérieuses (leur cidre à Paris il a un goût de despe, c'est dégeu). On a démarré sur la question européenne. Lui aussi a connu certaines difficultés. Moi ça va, j'ai une vingtaine de gars qui flippent dès qu'on leur parle d'Europe mais lui, il doit en gérer des millions. J'te raconte pas le bordel pour faire ses compos. Ensuite j'ai demandé à Jack c'qu'il pensait des paris en ligne. J'suis p'têt à Rennes mais ça m'a fait mal au coeur de voir les Nantais jouer. Sans sponsor-maillot. Il m'a répondu : On gagne toujours quand on parie sur l’homme.. Encore un qui s'est fait d'la thune sur notre dernière défaite. Et là, éclair de génie,j'lui ai rétorqué : Sauf quand y'a Frei, nananère !. J'lai trop cassé. Sur ma lancée, parce que j'prenais la confiance c'est clair, j'ai dérivé sur les emplois fictifs. Cette fiche là je l'avais bien revue avant de le voir. Finalement j'lai fermée, parce que moi j'suis un peu un coach fictif. Mais, entre vous et moi, j'trouve scandaleux que des personnes censées intelligentes puissent confondre cidre et bière, ça m'écoeure vraiment la politique. Pour terminer, j'lui ai demandé s'il pense faire du bon boulot en tant que Président. Plutôt a-t-il affirmé. Donc si j'ai bien compris la logique politique, tu devrais dégager bientôt. J'comprends vite.

Allez yo, sans rancunes j'espère et bon rap Jacques !

dimanche 28 janvier 2007

Gloire à Esteban

L'aut' fois, j’ai été à Concarneau avec Landry Vinchau, pour voir le premier match de Roulianne avec la réserve. Roulianne c’est la perle Suisse qu’Alex nous a dénichée à l’automne, c’est vraiment sympa de sa part. Flash Gordon :

En octobre on a proposé à Frei de revenir jouer avec Jimmy à la pointe de l’attaque et il a dit je vais réfléchir. Et deux jours après il nous avait trouvé Roulianne. Sir Alex (depuis qu'il été anobli par Edmond Hervé) nous a dit vous verrez ça fera comme quand j’étais là. Donc, avec Manu on a été en voyage à Genève. C’était bien, c'était chouette, chez les Helvètes. On pensait partir avec un des avions de M. Pinault. C'est touchant, il donne des noms à ses engins. Avec Manu, on a voulu monter dans le Stade Rennais. Pas possible, il a un problème à l'aile droite nous a dit François. On était déçus. Alors on a pris la ligne régulière. Ca tombe bien, après mes voyages en Croatie l'été dernier, j'avais plein de Miles Air France. Quand on a atterri on a filé au Servette, le club de Roulianne, et on leur a demandé combien ils voulaient. Ces cons là ils ont répondu trois million d’euros, alors que Alex il en vaut six et que Roulianne il est aussi bon. En fait, malgré les conseils de Guy Mardel, j'dois vous avouer qu'on a procédé à un échange. Bon, mon Guy t'es gentil mais n'insiste plus, j'avoue tout : on a échangé Roulianne contre Johnny Hallyday. On leur devait bien ça après la venue d'Henri Dès.

Ensuite on a passé le reste du week-end à faire du shopping à Genève comme on avait le carnet de cheick de M. Pinault. Manu s’est acheté un (ah que) coucou suisse et moi j’ai fais des provisions en chocolat pour faire le plein d'énergie. J'ai pris du Roger Milka, le chocolat qui dure longtemps, garanti quarante ans. La dernière fois que j'ai fait un tour chez les neutres, j'ai pris un kinder surprise. Cool la surprise, c'était Alain Rochat. J'ai dû le monter moi-même, pièce après pièce. Résultat, me suis embrouillé, je lui ai flanqué deux jambes droites.

Des semaines et des semaines ont donc passé jusqu'au au jourji pour Roulianne. Direction Concarneau, lieu de sa première rencontre officielle au club. Le match a commencé à 19H00, y’avait Landry en survêt', en casquette. Manque la sucette et on avait Luis. Il criait, il gesticulait, il postillonnait. Moi au moins sur le banc j’ai la classe. A 19H17 je lui ai demandé lequel des joueurs était Roulianne, il m’a regardé bizarrement mais il me l’a finalement désigné. Faudrait que je vérifie son contrat à celui-là, v'là comment il m’a regardé, je suis le patron après tout...et après Pinault aussi.

C’était un chouette match, on a gagné 2-0 et Roulianne a même marqué. Mais c’est normal, il est aussi fort qu’Alex. Sinon faudrait que je me renseigne sur les autres joueurs de l’équipe de Landry, y’a peut-être des futures stars à dénicher. J'lui a demandé qui sortait du lot. Giresse et Coco qu'il m'a dit. Et quels postes, devinez ? Attaquants. J'en demandais pas tant ! Merci Landry. J'te jure la réserve c'est comme la braderie. Tu vas voir ce qui s'y passe pour occuper ton week-end et tu repars avec des trésors d'Ali Bouafia.

Pour le mercato les supporters, les vrais, ceux qui savaient qu'il y avait de bons attaquants en réserve, m’ont alors demandé un milieu offensif, un vrai, celui qui fait des passes décisives. J’ai directement appelé Kim pour lui dire de revenir mais j'suis tombé sur sa messagerie. Ca devait être un OL Mobile, c'est Aulas qui a fait le répondeur : Kim n'est pas disponible pour le moment, pour lui laisser un message, prenez un OL Taxi pour aller le voir. En plus, j'ai découvert par des Suisses, qu'en France on paie un impôt sur le revenu alors j'ai laissé tomber pour Kim, il reviendrait trop cher. Il me reste plus qu’une solution, moins onéreuse, passer quelques jours à Troyes pour rappeler Cédric Barbosa. Et puis mon instinct de survie m'a finalement fait rester à Rennes. J'ai rien contre Troyes, rassurez-vous amis aubois. Juste que j'ai comme l'impression qu'il n'y a pas que l'aile droite qui déconne en ce moment.

P.S : il sort d'où le Danzé ? Le bougre, il a fait foirer ma dernière phrase.

jeudi 25 janvier 2007

Bhoys Bhoys Bhoys

Trop tard les amis, vous vous démerdez maintenant.

Attention, l'information suivante pique les yeux : Jean-Jo va jouer la plus grande des coupes européennes. Celle avec les mioches qui remuent un ballon géant dans le rond central. Celle avec la musique où quand tu l'entends, t'as des frissons. Enfin j'dis jouer, disons qu'avant il était remplaçant contre Reims en Coupe de la Ligue, maintenant il sera remplaçant contre le Milan AC en Ligue des Champions. Impossible n'est pas Perrier-Doumbé. On vous le prête mais il s'appelle "reviens pas", ok ? Dès le début j'ai mis les choses au clair. On aura pas d'autres occasions.

Je me demande encore pourquoi les Celtikois l'ont recruté. En plus c'est pas comme s'ils s'étaient planté sur le nom. Jean-Joël Perrier-Doumbé c'est pas très courant alors que, j'sais pas moi, par exemple Alain Roche on peut confondre avec Alain Rochat, hein, nan ? En parlant de, j'avais une belle paire d'arrières latéraux la saison passée. Entre un qui est meilleur buteur contre son camp du club et l'autre meilleur passeur, j'avais de quoi m'amuser en concours foireux. Mais j'peux vous assurer qu'avec Laszlo et Manu, on a surtout ri canari quand on a vu Jean-Jo nous faire perdre la troisième place.

Que voulez-vous, Rennes ne peut retenir ses meilleurs joueurs face aux avances de grands clubs. Jusque Frei et après Gourcuff et Källström, ça tenait la route ce genre de phrases. Là, la situation m'oblige à revoir mon texte. Pas que Jean-Jo soit pas un de mes meilleurs joueurs, mais un peu quand même. Pour pas trop le vexer, j'ai fait appel à Saint Fred, le nouveau. A son arrivée il a transformé le Stade Rennais en grand club par une simple parole. Bah là, il a transformé Perrier-Doumbé en grand joueur. Pas bête. Les Ecossais ont gobé. Grâce à ça on va gagner plus d'un million d'euros. 230 000 euros qu'ils vont nous filer plus les 800 000 qu'on aurait dû leur donner, condition sinèqoua...sinékwa..., en fait on devait trop raquer si on voulait s'en débarrasser.

Ok, le championnat d'Ecosse vous emmerde, vous vous balladez. Mais recruter Jean-Joël Perrier-Doumbé alors même qu'on a plein de points d'avance, ça reste risqué. Chers supporters des Bhoys, méfiez-vous donc de la roulette camerounaise. On y joue à bulles réelles, histoire de s'ennuyer un peu moins, pensant de toute façon s'en sortir indemne...Wait and see... Vous voilà prévenus !

mardi 23 janvier 2007

Still Dréossi

J'vous ai pas raconté ? Je me suis lancé dans la chanson y'a quelques mois ! Plus exactement, dans l'écriture de paroles.

L'été dernier, je galérais un peu pour recruter un défenseur. J'ai créé ce texte, m'inspirant d'une chanson de Diam's. Et Melchiot est venu. Alors je retente, comme y'a Jean-Jo qui va partir.

Jeune entraîneur recherche un défenseur

Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec rebelle et qui n'a pas peur de l'OM
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail
Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec qui rêve de coupe, celle aux grandes oreilles
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail

Dans mes rêves mon joueur à moi à la frappe de mes ...
Il a du charme et du style à la Mornar
Il a la classe et le feeling et maîtrise le pong-ping
Le charisme de Le Lan et le sourire de Van Damme
Mon joueur à moi n'aime pas les Ronaldo
Nan il aime les tacles de Di Meco
Il a le torse de de Michel Hidalgo
Dans mes rêves mon joueur me fait rire comme Hardy et Laurel
Et n'incarne pas la brêle

Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur kiffe à donf Rennes
Pom pom pom pom
Dans mes rêves se lève la Tribune Mordelles
Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur s'appelle...
Si t'as les critères mec laisse moi ton e-mail

Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec rebelle et qui n'a pas peur de l'OM
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail
Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec qui rêve de coupe, celle aux grandes oreilles
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail

Dans mes rêves mon joueur a la malice d'un Dennis
Quand il tacle à la tête il a le style de Chuck Norris
Mon joueur a des valeurs et ne connaît pas la peur
Mon joueur quand il frappe, c'est Thomas Hassler (yeah yeah ) !
Pom pom pom pom
...ce mec est fan de moi, Pierre Dréossi
Mon joueur jouait au FC Metz, à Nancy
Sochaux mais aussi à Fleury-Merogis,
Mon joueur taquine mais au-delà des blagues
Mon joueur il win !
Bah ouais mon joueur est top entre le killer et le winner
Et peu m'importe qu'il se balade en tracteur !

Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur kiffe à donf Rennes
Pom pom pom pom
Dans mes rêves se lève la Tribune Mordelles
Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur s'appelle...
si t'as les critères mec laisse moi ton e-mail

Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec rebelle et qui n'a pas peur de l'OM
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail
Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec qui rêve de coupe, celle aux grandes oreilles
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail

Dans mes rêves mon mec admire Trifon Ivanov
Il n'a pas peur des buteurs, comme Georgi Ivanov
Mon joueur est vraiment l'meilleur il a le style de Mike Myers
Et la conduite d'un Schumacher
Mon joueur c'est un chieur il insiste
Mon joueur une fois sur le banc peut semer la terreur
Non mon joueur est titulaire car je sais bien qu'il est chiant
Il gueule tout le temps pour savoir quand il rentre
Mon joueur est bon ouais mon joueur est complet
Mon joueur c'est un peu de Jeunechamp mélangé à Gentile
Dans la vie mon joueur est digne à la Marcel Desailly
Et ses potes m'font rire comme Vahid et Bölöni

Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur kiffe à donf Rennes
Pom pom pom pom
Dans mes rêves se lève la Tribune Mordelles
Pom pom pom pom
Dans mes rêves mon joueur s'appelle...
si t'as les critères mec laisse moi ton e-mail

Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec rebelle et qui n'a pas peur de l'OM
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail
Jeune entraîneur recherche un défenseur
Un mec qui pourrait jouer sur ailes
Un mec qui rêve de coupe, celle aux grandes oreilles
Donc si t'as les critères gars laisse moi ton e-mail

J' t'ai pas trouvé à Ajaccio
J'te trouverai p't être sur un terrain net qui sait ouais gros

Pierrot victime de l'an 2000
Tout les moyens sont bons pour trouver la recrue de sa vie

PS: l'adresse e-mail c'est jeuneentraîneurrecherche@hotmail.fr
Si vous pouviez joindre deux vidéos
Parce qu'une on sait qu'une c'est d' la triche

dimanche 21 janvier 2007

Escapade à Guingamp

Si toi aussi tu veux t'éclater, respirer la joie de vivre, fais comme Bardon ou Le Lan : quitte Rennes et découvre Guingamp.

Puisqu'on est parti pour ne pas s'enflammer cette saison, on a décidé de faire un mini-stage à Guingamp, là où on s'emmerde vraiment. Au moins, ça prépare nos joueurs au prochain challenge qui s'offre à nous, à savoir conserver notre douzième place. Moi, si j'étais été un Platoche élu, j'instaurerais la Coupe d'Europe des clubs douzièmes. Je gagne, je perd, je gagne, je perd, faudrait sans arrêt s'ajuster au classement, ça nous irait parfaitement.

On a donc quitté le 35 pour le 22, le temps de quelques heures. C'était l'occasion d'utiliser notre beau car. Vous savez, celui avec, d'une part, les vitres teintées pour passer incognito et d'autre part, les deux gros logos et le STADE RENNAIS FOOTBALL CLUB rouge pétant. Si ça c'est pas de la connerie. Un Maradona dans une Fiat Panda sera toujours moins observé qu'un Roman Danzé dans une BMW, c'est pourtant bien connu.

Pendant le trajet, on a joué au Ni oui ni oui. C'est moi qu'ai commencé à poser les questions. J'ai demandé à Mensah, Melchiot, Edman et Bourillon s'ils voulaient quitter le Stade Rennais. J'ai gagné ! Ils ont tous répondu Oui !. J'étais trop content. Alors après chacun a demandé s'il pouvait jouer. J'ai utilisé la même technique que pour les Mensah et compagnie. Tout le monde a perdu, sauf Jacques qui m'a dit C'est déjà fait, j'ai signé à la Juve sans t'avoir mis au courant. J'ai failli tout casser, heureusement qu'après il a dit Oui quand je lui ai demandé si j'avais vraiment fait une connerie en devenant entraîneur. Quand j'ai raconté ça à Sorin et Redon, z'ont pas eu l'air très ravis. Jaloux, sans doute.

Comme le veut la tradition, le nouveau a dû chanter pour officiellement faire partie du groupe (comme le veut la tradition, le nouveau va déchanter quand il verra qui compose le groupe). Toi aussi tu veux savoir ce qu'a chanté Roulianne Esteban ? Toi aussi tu veux savoir s'il aura plus de chances de faire carrière dans la chanson que Basile Boli et Chris Waddle ? Ben, moi aussi, parce qu'ils ont fait ça sans moi. Figurez-vous qu'ils m'ont oublié sur une aire d'autoroute. Heureusement que c'était moi le chauffeur. Sont vraiment cons parfois, sachant qu'aucun des joueurs ne pouvait conduire. Dirigez des gros trucs qui avancent pas mais qui ont une belle gueule, ça me connaît, je pratique tous les ouikende. Et pan dans les dents, z'avaient qu'à pas m'emmerder.

Arrivés à Guingamp, on a décidé de visiter un peu le coin et notamment le musée consacré à l'histoire des alpinistes guingampais de 1215 à 1351. Ceux qui suivent auront compris que cette sortie s'inscrit dans une logique de préparation à une seconde partie de saison très ennuyeuse. Pour les autres qui seraient arrivés à la bourre de ce texte, petit résumé : Platoche, Panda, Ni oui, Boli. En gros. Je reprends. On a donc visité le musée et à ma grande surprise, mes joueurs étaient très intéressés par le sujet. M'emmerderont jusqu'au bout ceux-là. La prochaine fois je vous apporte un ballon, des chasubles, deux buts, onze Romorantinais et cette fois, vous devriez normalement vous montrer moins enthousisames. qu'euj'leur ai dit. Et pan. Ah ah, z'ont moins fait les malins. Je maîtrise mes sujets, j'peux vous l'dire.

Ensuite, je leur ai donné quartier libre mais que jusqu'à 18h55, on a quand même un match à préparer cinq minutes plus tard. J'ai profité de ce moment sans mes joueurs pour appeler Jean-Joël, à laisser en Angleterre. Tout va bien pour lui, le public rennais lui manque un peu mais sinon tout va bien. J'aurais voulu appeler Kim pour lui souhaiter la bonne année mais Jean-Michel Aulas m'a menacé, prétextant que je voulais affaiblir un concurrent direct et que mes méthodes étaient illégales. Alors j'ai appelé JMA pour lui dire franco : ''eh beh de toute façon, seul le résultat de demain compte et si le championnat n'avait eu lieu que le quatre novembre 2000, on serait champion malgré vous !. C'est fou comme il destabilise ce petit bonhomme, j'ai rien compris à c'que j'disais.

18h55 : J - 0, H - 0 M - 4 minutes. Discours d'avant-match. J'interroge par surprise Kévin Bru. Jean-Georges Le Graët, 1278, pic du Roudourou, 14 mètres d'altitude !. C'est un bon ce petit, il ira loin. J'avais dit ça à Yoann, il est parti à Milan. Parfois je m'impressionne. Mais parfois seulement. Par exemple, au moment de la causerie, j'ai été minable. J'avais pourtant bien révisé, "agressivité dans le bon sens du terme", "solidarité", "générosité", mais j'ai tout oublié. Tiens, vous noterez qu'avec les joueurs que j'ai, on se bat avec les qualités qu'on a. Un jour quand j'entraînerai Barcelone, en finale de Ligue des Champions, devant 90 mille personnes, face à Manchester, je pourrai parler dans d'autres termes. Bon trêve de rêve, j'ai coaché une équipe de losers pour un match amical devant 137 personnes face à une autre équipe de losers. Allez, je positive, c'est le métier qui rentre !

jeudi 18 janvier 2007

Au revoir Président

Je vous écrivais que Manu avait quelque chose d'important à m'annoncer. Il va faire son coming-out capillaire et m'annoncer qu'il porte une moumoute, j'en suis sûr. Après tout, ça arrive à tout le monde, suivez mon regard...

En fait, il m'annonce qu'il doit quitter le Stade Rennais. Je suis Limogeais dès demain me dit-il, le vague à l'âme en peine. J'ai juste le temps de replacer mon équipe (ah oui, ce con, il m'appelle pendant Rennes-Nantes) et lui réponds d'une boutade aussi intempestive que la sortie de Stojkovic, deux minutes plus tôt : C'aurait pu être pire, t'aurais pu être Guingampais. Je plaisantais bien sûr, en plus je savais qu'à Manu, sa tasse de thé c'était pas la porcelaine. Je reviens sur le but de Melchiot et je propose ce néologisme de circonstance : Melchiot n'a pas devancé Stojkovic. Le gardien de Nantes a "derrièré" le défenseur rennais. Peut-être qu'à l'entraînement, avec ses défenseurs, le ballon n'est jamais intercepté, mais faut qu'il fasse gaffe, enfin j'dis ça, lui au moins il sort pour de bon. Ecoutez Billie Jean, regardez Rennes-Sochaux et admirez le moon-walk de Pouplin sur le but sochalien. Qu'est-ce qu'on a ri avec Manu sur ce but !

Finalement, notre conversation s'est interrompue brutalement, la batterie de mon téléphone me lâchant avant même que je ne puisse dire "Au revoir président". La dernière fois que j'ai vu un truc lâcher aussi rapidement, c'était Etienne Didot quand on l'avait obligé à courir trois heures avec seulement deux coeurs sur les quatre qu'il possède habituellement. D'ailleurs j'y pense, faudra en prêter un à Monterrubio. C'est ça le collékeutif.

C'est la mi-temps, on gagne un à zéro apparemment, et je dois rejoindre les vestiaires où mes joueurs m'attendent. Sauf Arnold, que j'ai envoyé s'échauffer. Il a un match au sommet demain avec la réserve contre Moissy-Cramayel. Scène habituelle dans le vestiaire rennais : Didot finit ses exercices de Breton, Bourillon nettoie tout, range tout, à tel point qu'on à parfois du mal à retrouver Monterrubio, Cheyrou raconte le jour où il a envoyé la cassette de son but du droit de volée en Ligue des Champions à l'émission "Incroyable mais vrai". Plus inhabituel, je n'ai pas reconnu un de mes joueurs. En fait , c'était un Nantais qui voulait déserter. Saïdou, said me, stay together. Naturellement, je l'ai ramené à son malheureux propiétaire avant que démarre notre concours de jongles. Oui, faut que j'vous expik. Chacun des joueurs alignés sur la feuille de match doit effectuer une série de jongles. A la fin, celui qui a le plus petit score est désigné comme être "l'homme à marquer". Je vous dis pas la panique quand c'est Pouplin qui est désigné. Contre Nantes, je vous laisse deviner qui a perdu au jeu. Parfois, je soupçonne mes attaquants de faire exprès de perdre pour pouvoir marquer. Seulement trois jongles pour certains, permettez-moi d'avoir des doutes. Surtout quand on a le droit aux mains.

On a donc gagné deux à zéro, et c'est Bruno qui a marqué (en fait, c'est pas lui qui avait perdu, il a avoué avoir raté son contrôle sur l'action du but). Mon jeu à la mi-temps commence à porter ses fruits. Les joueurs sont concernés et Rennes s'impose. Dans mes rêves les plus fous, je lutte pour le titre avec Lyon mais j'ai encore du chemin à parcourir pour rejoindre le Roi de la jongle en France. Je n'en dévoilerai pas plus sur mes méthodes tékeuniko-takeutik.

Revenons à notre mouton et à Emmanuel Cueff. Dès l'issue du match, il est arrivé sur la pelouse, s'est dirigé vers moi et m'a dit : J'ai trente secondes pour tout t'expliquer, écoute-moi bien. Voilà comment j'ai appris un nouveau mot qui paraît-il fait un malheur chez les entraîneurs. Je fais bien de le connaître, une limogeation est si vite arrivée. Et avec Manu, on est donc allés saluer une dernière fois, ensemble, le public.

mercredi 17 janvier 2007

Des buts ratés

Pour être franc, je ne connaissais pas grand chose à la tactique. J'ai tout oublié de mon passage à Cannes, si ce n'est ma femme. Alors j'ai écouté tous les jours "Coach Courbis" et "Larqué Foot" et mangé à Flunch, comme Aimé Jacquet. Sans oublier les conseils de Philippe Bruet, gnôme aux cheveux plaqués, et accessoirement coach de coach et journaliste.

J'ai pas tout compris, mais maintenant je sais parler à mes joueurs avec l'accent italien. On sent que Phillipe côtoie Denis Balbir. Il est capable de me citer tous les joueurs de mon équipe avec l'accent rital. Ca sert à rien mais ça fait joli.

Au niveau des transferts, je me suis un peu déchiré. Comme je ne pouvais pas mettre sur "Pause" pour réfléchir, j'ai dû recruter et laisser partir n'importe qui pour n'importe quel prix. Au début, j'ai pas trop souffert. Tous le supporters rennais avaient les yeux tournés vers l'Allemagne. Le 10 juilllet, constatant ce que j'avais fait, les supporters me sont tombés dessus. Ca faisait trois semaines qu'ils voyaient Zidane, Henry, Makélélé. Alors imagine quand ils sont retournés supporter le Stade Rennais et les Cheyrou, Briand ou Mbia, ça leur a fait un petit choc.

Ensuite, j'ai pas été aidé dans les choix de mon équipe. Bon joueur rennais = international. Joueur international = matches à la Coupe du monde. Matches à la Coupe du Monde = fatigue. Fatigue = blessure. C'est mathématique. Alors je me suis retrouvé avec Mensah, ou encore Edman blessés. Contre Lille, pour le premier match, j'ai tiré au sort les trois joueurs qui joueront en défense aux côtés de Bourillon.

Oh my god...

On enchaînait les matches, mes joueurs avaient semble-t-il compris où placer le ballon pour marquer un but mais ça ne servait à rien. Un jour, Gérard Houllier a dit : L'idée d'agrandir les buts n'est pas si ridicule que ça, mais les solutions sont autres. Les joueurs sont de plus en plus adroits. Il y a une dizaine d'années, on marquait un but sur 15 tirs, maintenant on en marque un sur 11. Parle pour toi. Comme de par hasard, il a pas accepté d'échanger Malouda et Fred contre Utaka et Briand. Si les gens savaient ce que je supporte. Les supporters se disent la même chose du Stade Rennais, c'est le problème.

Je continuerais bien à vous raconter mésaventures mais Emmanuel Cueff a quelque chose d'important à me dire.

A bientôt pour le Next Episode de Docteur Dréossi.

Roi de Rennes

Roi de Rennes. Car il faut l'admettre, actuellement : le Stade Rennais, c'est moi. Et un peu Pinault aussi. Entraîneur, manager, je sais tout faire. Plus de Bölö, beaucoup de boulot, telle est ma devise.

En froid avec plusieurs joueurs, mon bon Laszlo a quitté son bon Pierre pour le Rocher. Après Maoulida et Sorlin, je peux comprendre qu'il ait eu envie de tenter l'aventure monégasque. Avec un peu de chance, t'es éjecté l'année suivante dans un bon club. Sur le coup, j'ai pas trop percuté. Mais j'ai dû m'y faire : il fallait trouver un nouvel entraîneur.

M'énervaient les journalistes à vouloir savoir qui c'était. En plus, des entraîneurs sur le marché, ça coache pas les rues. Finalement, j'ai jeté mon dévolu sur Reynaldo Denoueix. La crème de l'entraînage. C'est pas pour rien qu'à la rubrique "panthéon" du jeu Football Manager, il est classé 2ème derrière Philippe Bergeroo. Comme ce jeu avait l'air assez resemblant à la vérité de la vraie vie, je l'ai contacté. Mais il n'a fait qu'un passage éclair dans la capitale bretonne. L'autre, il m'a demandé des garanties sur les prochains transferts. Déjà que je n'avais pas de certitudes sur le bon pied de tous mes joueurs alors sur les prochaines recrues, autant laisser tomber. Sûrement le genre de joueur qui ajoute des entraîneurs dans ses parties pour faire les recrues qu'il souhaite. S'il croit que c'est facile. Les journalistes m'ont hurlé dessus, sous prétexte que c'était un excellent technicien que j'avais laissé filer.

Les conférences dépressive s'enchaînaient sans que je puisse leur balancer le nom du nouvel entraîneur. Jusqu'au jour au jour où excédé par les questions, je leur annonçai que j'avais un scoop : Jean-Claude Suwodo allait signer à Rennes. Ca allait faire plaisir à mon prof de yoga qui rêvait d'être à la Une de Ouest-France et ça occuperait un peu les journalistes. J'étais content de mon coup mais j'ai un peu douté quand j'ai vu leur réaction. Bien qu'étant amis proches, je ne savais pas qu'il avait marqué l'histoire du FC Nantes. Me suis senti tout con en repensant à toutes mes blagues que je lui ai adressées sur le club. Heureusement que c'était un prof de yoga, finon j'aurai été à l'hofto. Bon, en fait, y'a eu un malentendu, Jean-Claude à qui j'avais annoncé la bonne nouvelle m'a fait la gueule et sans yoga, je suis passé du côté obscur de la force "Rouge et Noir."

Quelques jours plus tard, Pinault est venu me voir pour me demander qui j'avais finalement choisi comme entraîneur. Dans l'impossibilité cette fois-ci de dire que c'était Cueff, j'ai balancé Réponse D, Obi-Wan Kenobi.. Complètement paniqué. Bon, finalement, j'ai repris ma respiration, mis en pratique la leçon 3 de mes cours de yoga et déclaré : C'est moi. J'avais plus le choix. Ma carrière d'entraîneur était relancée. A l'aveuglette, mais relancée quand même, on verra bien.

La réaction de François-Henri Pinault après lui avoir fait savoir que j'allais entraîner Rennes

Finalement, même involontaire, c'est peut-être la meilleure blague de ma vie. Si Laszlo voyait ça, il serait fier.

Les trois frères

Avec Emmanuel Coiffe président, moi-même manager général et Laszlo Bölöni entraîneur, on formait une bande de joyeux lurons. Pour déconner, on a décidé lors de la saison 2004/2005 d'envoyer le club en Coupe de l'UEFA. Tu rends compte, on était vraiment insouciants à l'époque. Me souviens encore voir débouler François Pinault devant nous criant : Vous avez vraiment fait ça ? J'avais le nom de Cueff sur le bout de la langue, prêt à le dénoncer. Après tout, déconner sur le joujou d'un milliardaire, ça ne se fait pas. J'ai pris mon courage sur une main, ma lâcheté sur l'autre et déclaré : Monsieur Pinault, je dois en fait vous avouer que cette qualifica... est extraordinaire, historique, félicitations à vous trois ! a-t-il poursuivi. Euh...effectivement, mes talents de management portent leurs fruits même s'il ne faut pas oublier Manu qui ne connaît pas la règle du hors-jeu et Laszlo qui continue de relèguer Monterrubio, UN DES PLUS GROS SALAIRES DU CLUB, sur le banc.. J'étais pas peur fier, j'te l'dis. En récompense, il nous a offert 10 % chacun sur n'importe quel article à la FNAC. La FNAC...tiens tiens...Bölöni pouvait encore chercher, il ne trouverait pas ses lunettes. Voilà comment mon Laszlo s'est retrouvé à la boutique du FCNA. Pour me faire pardonner, je lui ai acheté l'intégrale des Monty Piteux. Manu s'est offert le bouquin Le Football pour les Nuls mais a fait un malaise après avoir découvert l'explication du hors-jeu passifacile à comprendre. Quant à moi, j'ai économisé pour m'acheter le prochain Pro Evolution Soccer et montrer à Faty qui était le Boss.

Vraiment unis pour le meilleur et pour le pire, comme ce soir où j'ai dû accorder à Manu une petite danse. Ca lui fait plaisir on dirait, mais maintenant qu'il n'est plus parmi nous, je peux vous dire que j'étais mortifié. Ca ne se voit pas, hein ?

Et Laszlo a ressorti sa veste en jean, celle avec l'écusson de l'AS Nancy Lorraine cousu au dos.

On s'éclatait vraiment bien à l'époque.

Curicculum vite fait

Nom : Dréossi

Prénom : Pierre

Surnom : Docteur Dréossi

Profession : entraînager du Stade Rennais football Club depuis juin 2006

L'évolution de ma carrière en photos

Actuellement entraînageur du Stade Rennais Footbll Club, je n'ai pourtant qu'un DEF (Diplôme d’Entraîneur de Football), un diplôme de formateur, un DESS Management du Sport. Mais toujours pas mon Diplome d'Entraîneur de Football Professionnel. Visiblement, certains joueurs que je dirige n'ont pas leur diplome de footballeur. On est quitte.